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CYCLE HAYAO MIYAZAKI

CYCLE HAYAO MIYAZAKI

Hayao Miyazaki

Né en 1941 à  Tokyo. Sa jeunesse est marquée par la Deuxième Guerre Mondiale et par l’image d’une mère atteinte de tuberculose, qui restera alitée pendant neuf ans. Son père dirige une société qui fabrique des gouvernails d’avions pour l’armée. Miyazaki a dix-sept ans lorsque sort Le Serpent blanc, premier dessin animé de long métrage japonais. Enthousiaste, il décide aussitôt de devenir dessinateur. Mais, il n’a jamais crayonné que des avions ou des vaisseaux de guerre et il peine à  créer des personnages. à‰tudiant dans une faculté d’économie, il rejoint un « groupe de recherche sur la littérature enfantine », seule activité qui, à  l’époque, s’approche d’un club de bande dessinée.

Son diplôme d’économiste ne lui servira guère, puisque, dès 1963, il réussit à  se faire engager à  Toei Animation, le plus grand studio du pays. La suite sera une vingtaine années de travail acharné, durant lesquelles il va gravir pas à  pas tous les échelons de la profession (animateur, scénariste, réalisateur, producteur) En 1981, après quelques mois de collaboration avec Moebius sur Nemo, une co-production américano japonaise, il démissionne brusquement parce qu’il ne s’entend pas avec l’équipe. Pour ne pas rester inactif, il se tourne vers la bande dessinée et signe une saga-fleuve de sept épisodes, Nausica’e4 de la vallée du vent. C’est sa première création originale. Dans ce combat d’une princesse sur une planète anéantie par le gigantisme industriel, on trouve déjà  des éléments qui vont traverser ses films : pacifisme, obsession écologiste. La parution, irrégulière, s’étale de 1982 à  1994, et c’est, pour Miyazaki, une de ses périodes de travail le plus acharné car son éditeur Tokuma Yasuyoshi lui demande en plus d’en faire un film, qui sort en 1984.

Cette rencontre avec Tokuma marque un tournant de sa carrière. Séduit par son talent, le magnat de la presse lui fait une offre royale : prendre la tête d’un studio indépendant. Ainsi na’eet le Studio Ghibli (du nom italien désignant un vent chaud du Sahara – sous entendu : il est temps de donner un nouveau souffle à  l’animation japonaise en balayant ce qui l’encrasse). Effectifs : une centaine de personnes. Moyenne d’âge : moins de trente ans. C’est fait : Miyazaki se sent chez lui, libre de passer enfin à  des projets personnels. Il tourne alors coup sur coup six longs métrages, dont quatre font sauter le box-office, créant de véritables phénomènes de société : Mon Voisin Totoro (en 1988, avec 2 millions d’entrées) ; Porco Rosso (en 1992, avec 3,5 millions) ; Princesse Mononoké (en 1997, avec 17 millions) ; et le Voyage de Chihiro (en 2001, avec 23 millions !).

source: Transmettre le cinéma

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